Les vacances, les vacances! Oui, mais, pas en famille, ni loin de chez soi!
Les #vacances....et surtout les voyages de vacances....je pense que c'est LE truc qui m'a dégoûtée le plus de toute idée de #maternité , mariée ou pas mariée, en couple ou pas! Parce que les vacances scolaires sont des vacances pour les enfants, PAS pour leurs parents, qui se retrouvent à devoir s'occuper d'eux H24! Ce qui veut dire que si vous êtes un parent actif professionnellement, vous n'avez NI week-end, NI vacances pendant au moins 18 ans!! 😱
J'en sais quelque chose, j'ai moi-même été enfant de mes parents! Et même si ma mère était ce qu'on appelle aujourd'hui, une femme au foyer, je peux vous assurer que mon frère et moi (3 ans de différence d'âge entre nous deux), on lui donnait autant de boulot que n'importe quel poste à 100%! Sauf qu'elle cumulait les casquettes de plusieurs postes séparés: éducatrice, surveillante, superviseur, femme de ménage, cuisinière, responsable logistique, aide-soignante, psychologue, bricoleuse, jardinière, responsable qualité, accompagnatrice, organisatrice et planificatrice! H24, 7/7! En plus de ses devoirs d'épouse pour un mari qui remplissait certes très bien la marmite, mais qui était aussi très souvent absent et quand il revenait n'avait qu'une envie, le repos du guerrier!
Dès l'âge de 8 ans, quand j'essayais de me projeter en tant que mère, ça buggait dans ma tête! Je ne voyais qu'une vie infernale entre des enfants qui ont toujours des drames existentielles, des bagarres, des difficultés à l'école, des problèmes de santé, etc. Mêmes les vacances n'en sont pas pour les parents, enfin, surtout la mère, qui s'occupe de tout, puisqu'ils doivent continuer de constamment tout prévoir, superviser, organiser, répartir, consoler, etc.
Bref, ce type de projection dans le futur m'a toujours flanqué un mal de crâne pas possible. Je n'ai pas du tout changé d'avis sur la maternité et la parentalité, depuis au moins 40 ans!
Et non, je ne le regrette toujours pas, contrairement à toutes les prédictions et pronostiques qui m'ont été continuellement jetés à la figure pendant plus de deux décennies. Je riais même sous cap, un peu cruellement, pendant la pandémie, quand des millions de parents se sont retrouvés à devoir conjuguer les “joies” de la parentalité avec les joies de la vie professionnelle à la maison!
Pour revenir aux vacances, même si j'aimais bien les voyages passionnants organisés et mitonés aux petits oignons par ma mère, aujourd'hui, pour moi, les vacances = Farniente! Et donc, rester, tranquille à la maison, avec mes livres, mes films, mes jeux, et des horaires en fonction de mes envies et de mes besoins de repos. Oui, c'est beaucoup de “mon”, “ma”, “mes”, “moi”, et “je”. Oui, vacances = période où je me ressource. Et comme je suis autiste, me ressourcer signifie rester dans mon coin, sans trop socialiser. Parce que la socialisation, pouro moi, c'est un job à pein temps.
Et non, je ne suis pas égoïste. Je ne suis juste pas irresponsable au point de m'engager dans une voie pour laquelle je sais que je n'ai pas les capacités, ni les ressources pour encore passer du temps “à apprendre”.
Dans un monde différent, moins focalisé sur le profit et l'efficience capitaliste et patriarcale, j'aurais peut-être développé une autre perspective. Mais, dans le système actuel, fondé sur le travail non-rémunéré des mères, c'est une autre histoire et c'est non à la maternité!