Café histoire

histoire

Au fil de mes recherches du jour, je suis ”retombé” sur un billet de Frédéric Clavert sur Hypotheses, sur son blog désormais archivé. Sur celui-ci, il menait une réflexion sur les évolutions de la pratique de l’histoire contemporaine à l’ère numérique et expliquait et approfondir la notion de mise en données de l’histoire. Interroger le rapport de l’historien.ne à ses sources. J’y trouve un nouvel intérêt en lien avec certaines de mes réflexions actuelles en lien avec des recherches en cours sur l’élaboration/développement d’un environnement virtuel de recherche (EVR) pour un enseignement de l’histoire à l’ère du numérique.

Photo de Museums Victoria sur Unsplash

Dans ce billet, Frédéric Clavert partage ses réflexions sur ce que pourrait être un enseignement des Humanités numériques «au fil du cursus» d’un étudiant à partir de son cours (trois fois deux heures) de méthodologie numérique en master 2 de relations internationales.

Dès le premier cours, il a l’impression que 80% des étudiants ont lâché prise. Finalement, il proposera une troisième séance organisées différemment. Il en retire la nécessité de donner la possibilité aux étudiants d’appréhender concrètement ce à quoi servent les outils et méthodes numériques.

Ses propositions : 1. commencer par un enseignement de culture numérique générale, touchant autant à l’usage des logiciels de base (traitements de texte par exemple) qu’à l’usage des réseaux sociaux et du web en général.

En note, il fait d’ailleurs la remarque suivante relativement au traitement de texte: > Même le traitement de texte doit être soumis à ces réflexions. Il suffit de lire Le Pendule de Foucault d’Umberto Eco dont un passage montre la manière dont l’ordinateur et le traitement de texte ont changé nos façons d’écrire pour s’en rendre compte.

il postule, par exemple, qu’expliquer comment faire une note de bas de page permet de toucher directement à la méthode historienne. Progressivement, en montrant les fonctions d’un traitement de texte, on montre également comment rendre l’ordinateur plus intelligent. Il est ensuite rendu encore plus intelligent en recourant à des techniques d’encodage par la structuration des données.

  1. partir du traitement de texte, pour orienter les étudiants vers le principe des langages par balises (comme le HTML, le XML ou la TEI P5).

  2. créer son corpus de données, l’élaborer, le structurer, l’exploiter, le visualiser à des fins professionnelles dans un sens large (recherche comprise) et introduire les notions de lecture distante / lecture proche.

Pour chaque approche, il s’agit d’allier des progrès pratiques et utiles aux étudiants et des réflexions méthodologiques et épistémologiques nécessaires à la pratique de l’histoire.

« Progressivement, on peut introduire des concepts incontournables – y compris une notion comme celle d’algorithme, que les historiens devraient plus interroger – et réinsérer le couple Histoire/Numérique dans des phénomènes numériques touchant toute la société (la mise en données du monde). »

Commentaire :

Premièrement, cela me donne l’envie de lire Le Pendule de Foucault d’Umberto Eco et d’y retrouver notamment ce passage sur le traitement de texte notamment parce que celui-ci met en évidence que le numérique n'est pas juste un outil, mais qu'il modifie modifie notre manière de produire du savoir.

Ensuite, il oriente à la fois en direction d’une méthodologie et pensée historienne tout en permettant d’aborder des spécificités liées à l’histoire numérique comme la question des langages par balises (encodage), les questions autour des données et de leur visualisation, les aller-retours entre une lecture macro et micro des données.

Portant sur l’examen des phénomènes numériques touchant toute la société avec la mise en données du monde, sa dernière partie permet d’aborder historiquement l’histoire et la place des techniques dans nos sociétés tant actuelle que passées. Pour moi, comme le propose Bernard Lepetit (1995) dans Les formes de l’expérience, il s’agit de dépasser les mythes techniciens (le mythe des révolutions techniques, le mythe de l’inventeur héroïque) et le déterminisme technique pour aller vers une Histoire des acteurs et des pratiques (lire à ce propos : Kaufmann, L. (2022). L’enseignement de l’histoire est-il soluble dans les Humanités numériques ? In LUDOVIA#CH22, Yverdon-les-Bains, 12 avril, diapositives 8 à 13).

Réf. : Frédéric Clavert (2015, 16 février). Enseigner les Humanités numériques (1). L'histoire contemporaine à l'ère numérique. Consulté le 17 avril 2024, à l’adresse https://doi.org/10.58079/plvo

#histoire #histodon #HumanitéNumériques #réflexions

Pour retrouver l'ensemble de mes billets de blogs : [https://lyonelkaufmann.ch]

Lyonel Kaufmann 2023-2024 https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/

Catégories du Blog: #AuCafé #Histoire #Roadbook #lecture #musique

La criminalisation des pauvres et des marginaux en Suisse jusqu'à une époque récente.

Hidelbank Repassage dans l’établissement de Hindelbank (BE), vers 1928 (Archiv der Justizvollzugsanstalt Hindelbank).

Jusqu'en 1981, des dizaines de milliers d’hommes et de femmes ont été placés de force dans des institutions en Suisse sans avoir commis d'infraction. Grâce aux efforts constants des personnes concernées, le dossier sensible mais longtemps méconnu de l’internement administratif a été porté sur la place publique et, plus récemment, a fait l’objet d’études historiques. Les connaissances qui en résultent doivent désormais faire partie intégrante de l'historiographie nationale. Au travers d’articles sur les notions clés, sur diverses institutions ainsi qu'une sélection de biographies, le Dictionnaire historique de la Suisse (DHS) consacre un vaste projet à cette thématique, qui sera régulièrement enrichie par de nouvelles contributions.

Le dossier Mesures de coercition à des fins d'assistance et placements extrafamiliaux du DHS : (https://hls-dhs-dss.ch/fr/dossiers/000032/2024-03-12/

#Histoire

Pour retrouver l'ensemble de mes billets de blogs : [https://lyonelkaufmann.ch]

Lyonel Kaufmann 2023-2024 https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/

Catégories du Blog: #AuCafé #Histoire #Roadbook #lecture #musique

Leçon inaugurale au Collège de France prononcée le jeudi 17 décembre 2015

En cette journée du dimanche 4 février 2024, je découvre le podcast réunissant les leçons de Patrick Boucheron au Collège de France. Je réécoute avec intéreêt et délice sa leçon inaugurale du jeudi 17 décembre 2015 en ce même collège. Il faut écouter ce phrasé singulier de Patrick Boucheron et se laisser emporter par son rythme et sa scansion. C'est magistral, dans tous les sens du terme Bonne écoute.

La magistrale leçon inaugurale de Patrick Boucheron au Collège de France

Je sais que les effet du pouvoir symoliques sont tout sauf symboliques. […] Tout pouvoir est pouvoir de mise en récit. […] Toute histoire des pouvoirs ne peut être, implicitement, qu'une histoire comparée des pouvoirs. (Patrick Boucheron)

Ce que peut l'histoire la solennité des lieux et la gravité des temps risquent toujours d'inspirer à qui entre dans ces murs. Le geste inaugural de Michelet est si puissant que toute prétention à le répéter, ou même simplement à s'en autoriser, ne serait que singerie. Soit, indifféremment, puérilité ou sénilité. Or nous sommes dans l'âge adulte, et par conséquent fatigués du prophétisme. Que peut l'histoire aujourd'hui ? Que doit-elle tenter pour persister et rester fidèle à elle-même ?

Telle est la question, grave sans doute, que je souhaite poser aujourd'hui, en ces lieux, et devant vous. S'y entend peut-être en écho le cri de Spinoza, cette manière d'ontologie qui se dit dans les termes de l'éthique : nul ne sait ce que peut un corps. Pouvoir, qu'est-ce à dire ici ? Il ne s'agira pas de réclamer de manière solennelle et martiale quelque chose pour l'histoire : rétive à sa puissance, elle ne se rend maîtresse de rien. Pas davantage on ne revendiquera quoi que ce soit pour les historiens – qu'ils se chagrinent parfois de s'éloigner de l'oreille des puissants ne nous importe guère. Il faudra plutôt se demander ce que peut l'histoire, ce qu'elle peut encore, ce qu'elle peut vraiment – entendez à la fois ce qui lui est possible et ce qu'elle est en puissance.

Patrick Boucheron

Patrick Boucheron est né en 1965, à Paris. Après des études secondaires au lycée Marcelin-Berthelot (Saint-Maur-des-Fossés) puis au lycée Henri-IV (Paris), il entre à l’École normale supérieure de Saint-Cloud en 1985 et obtient l’agrégation d’histoire en 1988. C’est sous la direction de Pierre Toubert qu’il soutient en 1994 à l’université de Paris 1 sa thèse de doctorat d’histoire médiévale, publiée quatre ans plus tard sous le titre Le pouvoir de bâtir. Urbanisme et politique édilitaire à Milan (XIVe-XVe siècles), Rome, École française de Rome, 1998 (Collection de l’EFR, 239).

Maître de conférences en histoire médiévale à l’École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud de 1994 à 1999, puis à l’université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne à partir de 1999, il fut membre junior de l’Institut universitaire de France de 2004 à 2009. En 2009, il soutient à l’université de Paris 1 une habilitation à diriger des recherches intitulée La trace et l’aura (garant : Jean-Philippe Genet) et est élu professeur d’histoire du Moyen Âge dans cette même université en 2012. Il fut, de 2015 à 2020, président du conseil scientifique de l’École française de Rome. En 2015, il a été élu professeur au Collège de France, titulaire de la chaire « Histoire des pouvoirs en Europe occidentale, XIIIe-XVIe siècle », prononçant sa leçon inaugurale le 17 décembre 2015 (Ce que peut l’histoire, Collège de France/Fayard, 2016).

Lire la suite de la biographie : https://www.college-de-france.fr/fr/personne/patrick-boucheron

#Histoire

Pour retrouver l'ensemble de mes billets de blogs : [https://lyonelkaufmann.ch]

Lyonel Kaufmann 2023-2024 https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/

Catégories du Blog: #AuCafé #Histoire #Roadbook #lecture #musique

Le journal Le Temps de ce mercredi 10 janvier 2024, sous la plume d’Adrienne Fichter (Républik), m’apprend que la commune bernoise de Zimmerwald héberge le Centre des opérations électroniques (COE) du Département fédéral de La Défense et donc du Service de renseignement de la Confédération (SRC). Cette entité conduit une surveillance de masse des télécommunications (réseaux câblés) de et en Suisse.

Jusqu’ici, la Commune de Zimmerwald n’était connue pour avoir accueilli la conférence de Zimmerwald soit une réunion de militants socialistes qui s'est tenue du 5 au 8 septembre 1915, au cours de la Première Guerre mondiale.

Wikipédia nous apprend que l’objectif de la conférence était de rassembler les socialistes fidèles à l'internationalisme et de lutter contre la guerre et contre le triomphe du chauvinisme et du militarisme dans la social-démocratie (https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Conf%C3%A9rence_de_Zimmerwald). Parmi les participants se trouvaient Lénine, Trotski et le socialiste suisse Robert Grimm, organisateur de la conférence).

Pendant longtemps, le paisible village de Zimmerwald eut de la peine à se remettre de cette présence (à lire : Zimmerwald, berceau de la révolution russe | Swissinfo).

Visiblement, Big Brother fait moins parler et moins peur à Zimmerwald que les participants d’une réunion en faveur de la Paix et contre la guerre.

À lire : Les chants de Lénine, Trotski, Grimm et d’autres résonnent encore dans la bourgade tranquille de Zimmerwald

Tags: #AuCafé #Histoire #presse #Suisse

Pour retrouver l'ensemble de mes billets de blogs : [https://lyonelkaufmann.ch]

Lyonel Kaufmann 2023-2024 https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/

Catégories du Blog: #AuCafé #Histoire #Roadbook #lecture #musique

À la fin du XIXe siècle, la ville de Berne prospère et l’université s’étend dans le quartier de la Länggasse. Un nouveau bâtiment principal à la Grosse Schanze est inauguré en 1903 et le nombre de facultés augmente.

Une fois à l’intérieur, celui-ci offre aux visiteurs le sentiment d’entrer dans une nouvelle cathédrale.

Il en est ainsi en montant l’imposant escalier doublé agrémenté de cette fenêtre à vitrail.

Bâtiment principal – Université de Berne : Main building – Hochschulstrasse 4

#histoire #histodons #suisse #berne #roadbook #roadtrip

Pour retrouver l'ensemble de mes billets de blogs : [https://lyonelkaufmann.ch]

Lyonel Kaufmann 2023-2024 https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/

Catégories du Blog: #AuCafé #Histoire #Roadbook #lecture #musique

Intéressante réponse de Justin Favrod (Revue Passé simple) à la question du journal 24 Heures.

Question : L’un est-il plus héroïque que l’autre?

Justin Favrod:

Tout dépend de la définition que l’on se fait de l'héroïsme. Si on prend la mesure du héros suisse tel que fantasmé, Davel est beaucoup plus un héros suisse que la Mère Royaume.

Mère Royaume Mère Royaume sur un âne (toile provenant de la taverne du Crocodile). Tableau de Ferdinand Hodler (Berne, 1853 – Genève, 1918). Datation : 1886 – 1887. Dimensions Haut 250.5, larg 141.5 cm. Matériaux. Huile sur toile. © Ville de Genève, Musées d'art et d'histoire. Numéro d'inventaire 1934-0018. Lien : https://www.mahmah.ch/collection/oeuvres/la-mere-royaume/1934-0018

Lire la suite...

Le fondateur de la Ligue vaudoise a écrit des articles contre les juifs dans «La Nation». Quarante ans après sa mort, cet héritage trouble pèse encore.

Jusqu’en 1945, l’antisémitisme n’est pas un élément marginal dans la doctrine de la Ligue [vaudoise] qui prend comme modèle la révolution nationale du maréchal Pétain. Au lendemain de la victoire des Alliés, Marcel Regamey met sa judéophobie en sourdine. Alain Clavien [Université de Fribourg] écrit que le fondateur écarte les éléments les plus choquants de sa pensée, sans renier pour autant ses convictions, pour privilégier le fédéralisme, la défense de l’âme et la culture vaudoises. Cette reconversion culturelle est un succès. C’est le début de l’omerta qui permet aux notables de continuer à fréquenter l’organisation jusqu’à aujourd’hui. «Le maître est toutefois resté antisémite, malgré une certaine repentance», affirme l’ancien conseiller d’État Jean Jacques Schwaab qui l’a croisé par hasard en 1975.

Source : [https://www.24heures.ch/le-passe-antisemite-de-marcel-regamey-gene-toujours-538947211317]

#histoire #histodons #suisse #vaud #antisémitisme

Pour retrouver l'ensemble de mes billets de blogs : [https://lyonelkaufmann.ch]

Lyonel Kaufmann 2023-2024 https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/

Catégories du Blog: #AuCafé #Histoire #Roadbook #lecture #musique

21 février 1944, Marcel Rajman meurt fusillé par les Allemands en compagnie de ses camarades du groupe Manouchian. Résistants recherchés par les polices allemandes et françaises, ces hommes et ces femmes n’ont cessé de harceler les forces d’occupation depuis 1942. L’histoire n’est pas inédite en bande dessinée, mais avec Du Sang dans la clairière, Tal Bruttmann et Antoine Grande apportent un regard d’historien et nous entrainent dans une réflexion intéressante sur ce que peut être la BD historique.

58300f821bdef7c4898716a3830a4251

A noter qu'en 2014, Le Lombard a publié l’excellent Vivre à en mourir de Jeanne Puchol et Laurent Galandon, qui développe peu ou prou la même histoire.

Concernant le dessin, Cases d'histoire note que celui-ci est inhabituel pour une bd historienne :

Très cartoonesque, il ne cherche par la réalité objective, mais la vraisemblance.

Read more...

Mercredi 15 novembre 2023. A l’occasion de la journée « Dialogue sur les données ouvertes liées » (Linked Open Data in Dialogue), organisée à l’Université de Berne dans le Bâtiment principal (Hauptrasse 4), j’ai eu l’occasion de découvrir ce bâtiment réalisé au début du XXèm siècle et situé à la Haupstrasse 4. Petit parcours historique et photorgraphique à propos de ce bâtiment depuis l’extérieur.

À la fin du XIXe siècle, la ville de Berne prospère et l’université s’étend dans le quartier de la Länggasse. Le nouveau bâtiment principal à la Grosse Schanze est inauguré en 1903 et le nombre de facultés augmente.

En 1898, le canton et l'université organisent un concours pour la construction du nouveau bâtiment principal. Cette construction scellait également le transfert de l'université dans les quartiers de la Muesmatt et de la Kreuzmatte et constistue la réalisation d’un vieux rêve : concevoir le bâtiment principal de l’Université perché au-dessus de la ville.

Le bâtiment réalisé est issu d’un concours gagné par l'architecte bernois Alfred Hodler associé au jeune Eduard Joos de Schaffhouse. Achevé en 1903, le bâtiment principal formait un ensemble impressionnant avec la Schanzenpromenade aménagée à l'époque et le monument dédié à Albrecht de Haller. Cette promenade a dû céder la place à la construction de la gare et de la terrasse du parc entre 1958 et 1967.

Source : Bâtiment principal – Université de Berne : Main building – Hochschulstrasse 4

Depuis 1982, le bâtiment a été successivement rénové et réaménagé : façades et toiture en 1985, bibliothèque juridique en 1986, extension de la toiture et transformation de la salle d'escrime en salle à coupole en 1991, protection contre les tremblements de terre, nouvelle extension de la toiture et divers aménagements intérieurs en 2002.

Sources :

Université de Berne Article Wikipedia

Bâtiment principal – Université de Berne : Main building – Hochschulstrasse 4

#histoire #histodons #suisse #berne #roadbook #roadtrip

Pour retrouver l'ensemble de mes billets de blogs : [https://lyonelkaufmann.ch]

Lyonel Kaufmann 2023-2024 https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/

Catégories du Blog: #AuCafé #Histoire #Roadbook #lecture #musique

Dans 24Heures, Jean-François Bergier raconte le changement d’attitude du milieu politique à l’égard de sa commission. Selon le professeur, certains milieux font pression pour ne pas toucher à l’image de la Suisse.

LES FAITS

«Au départ nous étions des sauveurs. Puis nous sommes devenus des dérangeurs», explique Jean-François Bergier, qui a donné son nom au rapport concernant le rôle de la Suisse durant la Seconde Guerre mondiale. Le professeur d’histoire confirme un changement d’atmosphère durant les cinq ans qu’ont duré les travaux de la commission qu’il a présidée. Qu’en est-il aujourd’hui? «Des groupes pas très nombreux, mais bien organisés, exercent toujours des pressions pour empêcher la diffusion de nos recherches.»

Jean-François Bergier prend pour preuve la publication problématique du livre de Pietro Boschetti, présenté aujourd’hui à Prangins.

Catégories du billet : #histoire #histodons #suisse #39-45 #Shoah #RapportBergier

Pour retrouver l'ensemble de mes billets de blogs : [https://lyonelkaufmann.ch]

Lyonel Kaufmann 2023-2024 https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/

Catégories du Blog: #AuCafé #Histoire #Roadbook #lecture #musique